Employée le jour, Escort girl la nuit ….
Coquins Coquines on Mar 2nd 2009 01:10 pm
Source : Bilan 25.02.2009 par Thierry Vial.
Une nouvelle agence d’escort girls vient de naître à Genève. Un domaine aussi florissant que lucratif.
Elégante et souriante, Leyla Castaldi ne se distingue en rien des femmes attablées en ce vendredi dans le salon d’un palace genevois. Pourtant, cette mère de famille de trente ans présente une singularité de taille. Elle vient de créer son agence d’escort girls. Une activité qui ne connaît pas la crise puisque 1500 filles seraient actives dans le bassin lémanique.
Bilan : Vous venez de créer elle-agency. Comment naît une telle initiative ?
Leyla Castaldi : Après un divorce et une grosse déception amoureuse, j’étais dégoutée par le couple. Par curiosité, j’ai voulu tenter l’expérience d’escort girl. J’ai contacté une agence genevoise, me suis lancée et y ai pris du plaisir. J’ai vite compris ce marché et décidé de lancer ma propre agence.
B : Existe-t-il vraiment une demande dans la région pour ce type de services ?
LC : Bien sûr, le nombre d’agences sur le bassin lémanique ne cesse de s’agrandir avec 1500 filles au minimum actives entre Montreux et Genève. La Suisse romande est au cœur de l’Europe économique et les nombreux hommes d’affaires de passage ici représentent une manne importante pour notre business. Néanmoins, la clientèle helvétique reste la plus importante.
B : Comment allez-vous faire connaître votre agence ?
LC : Avec l’aide de quelques amis, j’ai investi 80 000.- francs dans la création de ma société. J’ai misé la moitié de cette somme dans les frais de conception d’un luxueux site web ( http://www.elle-agency.ch/ ) avec des photos de qualité et un référencement de qualité pour figurer bientôt en bonne place sur Google. Le reste se fera par le biais de publicité insérée dans la presse. J’ai également présenté mon agence aux concierges des palaces vaudois et genevois. Seul un établissement sur dix-huit a refusé de prendre mes coordonnées.
B : Le recrutement des hôtesses a-t-il été chose facile ?
LC : Non, j’ai pour critères de n’engager que des Suissesses de préférence, qui exercent une activité professionnelle, parlent français, anglais et si possible d’autres langues. Elles doivent être élégantes, soignées et cultivées pour assumer une discussion pendant un cocktail, une soirée ou un repas en tête-à-tête. Mais, plus que tout, elles doivent d’abord être naturelles et souriantes car ce sont là les demandes récurrentes de nos clients. Ils cherchent certes à passer un agréable moment libertin mais surtout à combler leur solitude le temps d’une soirée.
B : Pourquoi exigez-vous de vos hôtesses qu’elles aient un emploi de jour ?
LC : J’estime qu’elles doivent travailler pour l’agence par plaisir, non par nécessité financière. Du coup, elles se rendent plus disponibles, attentives et réceptives aux attentes de leur client. Avoir un travail conventionnel facilite aussi leur vie sociale. Mes hôtesses sont responsables marketing, étudiantes en droit, en lettres, en art, directrice de boutique, secrétaire de direction. Moi-même, je suis active dans le parapublic.
B : Votre agence leur assure un revenu accessoire. Dépasse-t-il leur salaire fixe ?
LC : Oui, certaines hôtesses actives régulièrement peuvent gagner jusqu’à 10 000.- francs la semaine. Mais il s’agit là de cas particuliers qui correspondent à des périodes fastes pour nous, comme le Salon de l’aviation EBACE, ou celui de la haute horlogerie SIHH. Par contre, le Salon de l’automobile qui ouvre ses portes ces prochains jours ne concerne pas le marché haut de gamme.
B : La frontière entre « haut de gamme » et prostitution classique est-elle si claire ?
LC : Elle l’est : Les tarifs d’une fille dans la rue tournent autour de 100.- francs l’heure contre 800.- francs pour une escort girl. Cette différence se justifie par le niveau socio-culturel et la disponibilité des hôtesses. Des clients nous demandent de nous déplacer à Zermatt, ou à l’étranger pour une nuit ou plus, cela ne pose aucun problème.
B : Cetype d’activité a-t-il des implications légales et fiscales particulières ?
LC : Mon entreprise sera déclarée en fin d’année et je paierai des impôts. Chacune de mes filles est signalée à la brigade des mœurs et, à Genève par exemple, tout est très bien organisé pour contrôler cette activité. Mon avocat veille d’ailleurs à ce que tout soit parfaitement en règle.
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