Sexe Info : Le sexe fait-il maigrir ? Ou grossir ?

Coquins Coquines on Sep 3rd 2009 05:32 pm

Source : lematin.ch - Textes de Geneviève Comby

glamour12.jpgUne bonne partie de jambes en l’air: rien de tel pour garder la forme, et la ligne! Au fond, faire l’amour, c’est du sport. On s’agite, on transpire, on s’essouffle, le cœur s’emballe, les muscles se contractent, le cerveau frise la crise d’épilepsie… Il y a des chances qu’on laisse quelques calories dans le feu de l’action. C’est en tout cas ce que l’on entend habituellement. Pourtant, un chercheur vient de prendre le contre-pied du discours familièrement admis en avançant l’hypothèse suivante: et si le sexe faisait plutôt grossir…

«Chauds lapins», attention aux bourrelets! Publiée dans le journal Medical Hypotheses, la théorie avancée par Ritesh Menezes, du Kasturba Medical College de Mangalore, en Inde, se focalise sur une hormone bien particulière: la prolactine. Essentiellement connue pour stimuler, chez la femme, la glande mammaire afin de produire du lait (d’où son nom), la prolactine est également liée à l’activité sexuelle. En effet, sa concentration dans le sang grimpe en flèche après l’orgasme. Indicateur de satisfaction, elle contrebalance l’effet de la dopamine sécrétée durant la phase d’excitation et bloque le désir en mettant un terme, en quelque sorte, au feu d’artifice.

Mais la prolactine est également liée à la prise de poids chez plusieurs espèces animales, ainsi que chez l’homme, notamment dans les cas d’hyperprolactinémie, une pathologie chronique caractérisée par une sécrétion excessive de prolactine. D’où la corrélation entre sexe et embonpoint échafaudée par Ritesh Menezes.

Et au fond, c’est bien vrai: faire l’amour provoque une réelle déferlante de prolactine. Stuart Brody, professeur en psychologie clinique à l’Université de Paisley en Ecosse et son collègue Tillmann Krüger, de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich ont planché sur la question et mesuré qu’après un orgasme déclenché par un rapport sexuel, le niveau de prolactine est supérieur de 400% au niveau observé après avoir atteint le nirvana en solitaire.

L’ardeur sexuelle des minces

Toutefois, le chercheur basé en Suisse dément vigoureusement la pertinence de l’étude indienne. «L’augmentation de prolactine après l’orgasme dure environ une heure. Elle est donc passagère et non pas chronique», explique-t-il. Pour lui, les effets physiologiques d’un tel pic n’ont rien à voir avec une situation pathologique telle que l’hyperprolactinémie, généralement associée à de sérieux troubles du désir et des fonctions sexuelles. Et Tillmann Krüger de rappeler les résultats d’une autre recherche menée par son camarade Stuart Brody: «La fréquence des rapports sexuels (sans parler des autres comportements sexuels) est associée avec une silhouette mince chez les hommes et chez les femmes». En clair: l’ardeur sexuelle serait plutôt l’apanage des sveltes.

De là à dire que le sexe fait maigrir… Niveau dépense énergétique pendant l’acte, on a à peu près tout lu, tout entendu: environ 200 kilocalories pour une demi-heure d’effort (intense), 100 kilocalories, 50. . . Quoi qu’il en soit, même s’ils ressortent d’une étreinte aussi lessivés qu’après un marathon, c’est surtout de l’air que brassent les amants. En matière de dépenses énergétiques, une sieste, aussi crapuleuse soit-elle, grille au mieux l’équivalent calorifique de… deux pommes! Au pire, une portion de carottes.

«Un orgasme vaut deux aspirines»

Dérisoire pour garder son poids idéal, le sexe n’est pas pour autant dénué d’intérêt pour la santé. De plus en plus de recherches scientifiques viennent le confirmer. «L’orgasme fait du bien, reconnaît le sexologue Willy Pasini. Par exemple, grâce à la production de cortisol qu’il induit, c’est un antidouleur. La sexologue américaine Berverly Whipple dit qu’une femme peut endurer pendant l’orgasme une douleur deux fois plus intense que dans d’autres circonstances grâce à la libération d’endorphines: un orgasme vaut deux aspirines!»

D’autres études ont montré que les personnes satisfaites de leur vie sexuelle souffrent moins de diabète et d’hypertension, qu’elles présentent moins de risques cardiaques.

La production de corisol et d’adrénaline durant l’amour - deux stimulants de la matières grise - jouerait même un rôle de prévention contre la maladie d’Alzheimer. L’immunoglobuline A, signe d’une bonne défense immunitaire, serait, en outre, plus élevé chez les personnes les plus actives sexuellement.

«Avant on disait qu’une sexualité très active était dangereuse pour la prostate, ajoute Willy Pasini. Mais des recherches montrent aujourd’hui que l’homme qui fait l’amour plusieurs fois par semaine a un risque d’avoir une tumeur de la prostate de 30% inférieur. L’hypothèse étant que les petites secousses provoquées par l’éjaculation drainent les carcinogènes qui se sont accumulés dans la prostate».

Un excellent somnifère

Avec sa déferlante d’ocytocine (hormone du bien être) et’endorphines, le sexe est, par ailleurs, un excellent somnifère On lui prête des vertus contre le stress et la déprime.

A en croire le chercheur écossais David Weeks, faire l’amour trois fois par semaine prolongerait même l’espérance de vie de dix ans!

Filed in Blog coquin, Revue de presse, Pratiques sexuelles, Sex info | Comments (0)

Trackback URI | Comments RSS

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.