SEXE PRESSE: Changer de Sexe, encore un Tabou !

Coquins Coquines on Oct 17th 2009 05:49 pm

Source Midi Libre. Article de Sophie Guiraud 

transexualite.jpgIls seraient 30 000 en France, mais les chiffres fluctuent tellement qu’il est difficile de savoir s’ils reflètent la réalité. La réalité des transsexuels, hommes enfermés dans un corps de femme ou femmes dans une enveloppe masculine, est celle qui est exposée dans un colloque organisé jusqu’à ce soir à Montpellier : de grandes diffiIls seraient 30 000 en France, mais les chiffres fluctuent tellement qu’il est difficile de savoir s’ils reflètent la réalité.

La réalité des transsexuels, hommes enfermés dans un corps de femme ou femmes dans une enveloppe masculine, est celle qui est exposée dans un colloque organisé jusqu’à ce soir à Montpellier : de grandes difficultés d’accès aux soins, au travail, à une nouvelle identité. Au bout, il n’y a ni victoires, ni défaites. On est loin des caricatures, qui les assimilent aux travestis. Loin de la confusion, qui confond transsexualité et homosexualité. Le genre n’est pas qu’une question de sexe. Et quand les frontières bougent, la société est ébranlée.

« On est dans une jungle » : Camille Bernard, secrétaire nationale du GEsT, groupe d’étude

sur la transidentité, est pourtant une battante. L’Héraultaise a franchi avec succès les obstacles de la longue et difficile route d’une femme enfermée dans un corps d’homme. Aujourd’hui, elle participe aux Assises du corps transformé, deux jours de débats sur la transsexualité et plus largement, les questions de genre (hermaphrodisme, syndrome de Klinfelter…) à la faculté de droit de Montpellier, avec des psychiatres, chirurgiens, juristes…

Difficile à appréhender, la question n’en est pas moins d’actualité : ces derniers mois, l’Europe, la Haute autorité de santé (HAS), la ministre de la Santé se sont exprimés sur le sujet. Roselyne Bachelot propose cultés d’accès aux soins, au travail, à une nouvelle identité. Au bout, il n’y a ni victoires, ni défaites. On est loin des caricatures, qui les assimilent aux travestis. Loin de la confusion, qui confond transsexualité et homosexualité. Le genre n’est pas qu’une question de sexe. Et quand les frontières bougent, la société est ébranlée.

« On est dans une jungle » : Camille Bernard, secrétaire nationale du GEsT, groupe d’étude

sur la transidentité, est pourtant une battante. L’Héraultaise a franchi avec succès les obstacles de la longue et difficile route d’une femme enfermée dans un corps d’homme. Aujourd’hui, elle participe aux Assises du corps transformé, deux jours de débats sur la transsexualité et plus largement, les questions de genre (hermaphrodisme, syndrome de Klinfelter…) à la faculté de droit de Montpellier, avec des psychiatres, chirurgiens, juristes…

Difficile à appréhender, la question n’en est pas moins d’actualité : ces derniers mois, l’Europe, la Haute autorité de santé (HAS), la ministre de la Santé se sont exprimés sur le sujet. Roselyne Bachelot propose en l’occurrence de gommer le transsexualisme de la catégorie des « affections psychiatriques », à l’image de ce qui a été fait pour l’homosexualité.

En l’absence d’étude fiable, difficile d’évaluer le nombre de personnes concernées : les chiffres oscillent entre 6 500 et 32 500. Plus généralement, 1,7 % des Français ont des troubles liés à l’identité de genre. Pourtant, chaque année, à peine une centaine d’individus subissent une intervention chirurgicale pour changer de sexe. « Le transsexualisme n’est pas un phénomène exceptionnel », estime l’HAS. Brigitte Rimlinger, psychiatre, souligne « la similitude des histoires » : « Dès l’enfance, ils ont le sentiment d’appartenir au sexe opposé. » « C’est parfois le cas de la jeune étudiante très féminine et adaptée en apparence. On n’est pas sur l’image classique de la transsexualité contaminée par la notion de travesti plus ou moins ridicule et liée au monde de la nuit, de la drogue, de la prostitution », explique Jean-Claude Penochet, psychiatre au CHU de Montpellier. Référent régional pour la prise en charge, il suit 30 à 50 personnes. La psychiatrisation du phénomène est aussi controversée que l’origine (biologique et / ou psycho-familiale) est discutée. « C’est la seule maladie psychiatrique soignée par de la chirurgie. Je suis convaincu que ce n’est pas psychiatrique », s’indigne le juriste François Viala, organisateur du colloque à Montpellier.

Brigitte Rimlinger défend aussi « la combinaison du biologique et de l’environnemental ». Mais le protocole reste figé : tout aspirant au changement d’identité sera suivi au moins deux ans en psychiatrie. Il devra montrer sa détermination en engageant un traitement hormonal, en travaillant sa voix, ses attitudes… « La transformation physique permet de savoir s’il pourra s’adapter à son nouveau sexe », explique Jean-Claude Pénochet.

L’avis des psys et l’opération chirurgicale ouvrent la voie au changement d’état civil devant le tribunal de grande instance. Pour l’intervention chirurgicale, il faut aller à Marseille, Lyon, Paris ou Bordeaux. « Deux ans et demi d’attente », rappelle Camille Bernard. Elle, est partie en Thaïlande.

Sophie GUIRAUD

Filed in Blog coquin, Revue de presse, Travestis, Transsexuelles, Sex info | Comments (0)

Trackback URI | Comments RSS

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.